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    29 August

    QU'EST-CE QUE LES LAUDES

    Du latin laudes : « louanges ». L’office de Laudes est celui du matin : il doit ce nom à la tonalité laudative qui le caractérise, face au renouveau quotidien des bienfaits de la création. Le premier Psaume est un Psaume du matin, tandis que le dernier est un Psaume de louange ; dans l’office prévu par la Règle de saint Benoît, le dernier élément de la psalmodie est constitué chaque jour par les trois derniers Psaumes du Psautier qui ne sont que pure louange : ces Laudes (Ps 148, 149, 150) ont contribué à donner son nom à l’office matinal.

    Avant le ou les Psaumes de louange, on psalmodie un Cantique de l’Ancien Testament. Le sommet de Laudes est le chant du Cantique évangélique de Zacharie, le Benedictus : on le chante debout. La prière d’intercession qui suit est marquée par l’offrande et la louange pour la journée qui commence. Quand Laudes est le premier office du jour, on chante d’abord le Psaume invitatoire.

    QU'EST-CE QUE L'ESPRIT-SAINT

    L’Esprit Saint, ou Esprit de Dieu, ne peut se séparer du Père et du Fils. Il se révèle avec Jésus de Nazareth, le Christ, mais il peut aussi se révéler de façon propre. Il est une personne au sein du Dieu unique et Trinité. Il se définit plutôt par ce qu’il fait : il est le “vecteur” ou ce qui permet l’action de Dieu. Il est comme la présence agissante de Dieu. Il est aussi le lien entre Dieu Père et Dieu Fils, et nous le voyons dans le lien entre Jésus-Christ et son Père. C’est par cet Esprit que Jésus a agi pendant les quelques années de son ministère.

    ALLONS-NOUS RESSUSCITER?

    C’est une affirmation de foi en la parole de Jésus « Celui qui croit en moi, même s’il meure, vivra. Et moi, je le ressusciterai au dernier jour » Jn 6/44 – 11/23-26

    Ce ne sera pas une simple réanimation de notre corps. Tout en étant bien le nôtre, il sera différent. Pour répondre aux critiques des sadducéens contre la résurrection, Jésus a dit :"Ceux qui auront été jugés dignes d’avoir part à l’autre monde et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas. Ils ne peuvent plus mourir car ils sont pareils aux anges" Luc 20/35-36)

    Pour répondre aux problèmes que suscite la résurrection, St Paul écrit : "Comment les morts ressuscitent ils ? avec quel corps reviennent ils ? ... Toutes les chairs ne sont pas les mêmes ... On est semé dans la corruption, on ressuscite dans l’incorruptibilité ... on est semé corps psychique, on ressuscite corps spirituel" (1Cor.15/35-44) Un corps spirituel est un corps semblable à celui du Christ ressuscité qui apparaît à ses disciples.

    Au centre de la foi chrétienne, il y a la certitude que le Christ a triomphé de la mort par sa résurrection et que nous ressusciterons nous aussi avec un corps transfiguré.

    QU'EST CE QUE L'AVENT?

    Adventus, en latin, signifie « avènement ». Le temps liturgique de l’Avent est consacré à une ardente préparation de la venue du Seigneur.

    Il commence le quatrième dimanche avant Noël. Marqué par une pénitence de tonalité joyeuse, il utilise les ornements violets ; on se passe habituellement d’accompagnement musical pour les chants liturgiques, et d’ornementation florale.

    L’Avent célèbre le triple avènement du Seigneur : sa naissance à Bethléem dans le passé, sa venue dans les cœurs par la grâce, et son retour glorieux à la fin des temps. Dès le début de l’année liturgique, la triple référence au passé, au présent et à l’avenir, qui appartient à la structure de la liturgie ici-bas, est rendue manifeste (voir Mémorial).

    On passe sans heurt d’une année liturgique à une autre. Les derniers dimanches du temps ordinaire préparent à la Parousie du Seigneur et au jugement dernier ; la fête du Christ-Roi en est l’aboutissement. Le début de l’Avent considère surtout le dernier avènement du Christ (avenir).

    A partir du 17 décembre commence une grande semaine de préparation à Noël, plus attentive à la commémoration du mystère de l’Incarnation et de la naissance du Sauveur (passé), pour que nous puissions mieux recevoir la grâce du salut (présent). La liturgie actualise ainsi le passé dans le présent, pour instaurer l’avenir ; elle le fait avec un art consommé, signe de la plénitude dont elle est dépositaire.

    A QUEL MOMENT CELEBRER LE SACREMENT DE CONFIRMATION

    À quel moment dans l’année ?

    Dans l’année, le moment privilégié sera le temps pascal ou, à défaut et par extension, un dimanche du temps ordinaire. En effet, l’initiation chrétienne prend toute sa place dans la célébration de Pâques avec la vigile. C’est pendant cette célébration que les adultes reçoivent ensemble ces trois sacrements de l’initiation (baptême, confirmation, eucharistie). Pour bien relier la confirmation à l’initiation chrétienne, le temps pascal sera donc le plus approprié, qui se termine par la Pentecôte, fête du don de l’Esprit Saint à l’Église. Mais en dehors du Temps pascal, on privilégiera les dimanches (ou les samedis soirs) du Temps ordinaire, qui sont la célébration hebdomadaire de Pâques.

    Peut-on célébrer la confirmation pendant les autres périodes de l’année, comme le Carême ou l’Avent ? Cela n’apparaît pas très opportun même si cela n’est pas interdit. En effet, le carême nous prépare à vivre en plénitude le Temps pascal, avec des prières, des textes qui nous aident à cheminer vers Pâques. Le Carême ne porte pas à la fête, or la célébration de la confirmation doit être plutôt festive. De plus, dans les paroisses, les catéchumènes adultes se préparent au baptême pendant le carême, avec des célébrations propres. Il y aurait risque de chevauchement et, dans la paroisse, de brouiller la dynamique de la préparation à l’initiation chrétienne. Pour l’Avent, le cas n’est pas similaire mais ce temps a aussi sa tonalité propre.

    De toute façon, la date sera choisie en concertation avec l’évêque ou son délégué.

    En fonction de la date, quelles lectures, quelles oraisons et quelle couleur liturgique choisir ?

    Les règles liturgiques sont simples (cf. le Cérémonial des évêques n° 459) :
    - s’il s’agit d’un dimanche du Temps pascal (de Pâques à Pentecôte), ou d’un dimanche de Carême ou de l’Avent, ou d’un jour de fête solennelle ou dans l’octave de Pâques, on doit prendre les lectures, les oraisons et la couleur liturgique de la messe du dimanche ou de la solennité.
    - s’il s’agit d’un dimanche du temps ordinaire, ou du temps de Noël, ou d’une fête ou tout autre jour, on peut prendre dans les lectures proposées dans le rituel en annexe III, ou bien celles du jour, ce qui a tout son sens un dimanche en paroisse. On prendra les oraisons proposées dans le Rituel de la confirmation. La couleur des ornements liturgique sera le rouge, symbole du don de l’Esprit, ou le blanc, symbole de la résurrection et couleur employée pour Pâques, jour du baptême et de l’initiation chrétienne par excellence.

    À quelle heure et dans quel lieu ?

    L’horaire et le lieu de la célébration seront choisis pour permettre aux confirmands, à leur famille, et leurs amis, ainsi qu’à la communauté paroissiale habituelle d’être présent et de bien participer à la célébration

    voir les question de la taille de l’église et de la visibilité de tous).

    Si la célébration a lieu en dehors d’une église paroissiale, comme la chapelle d’un établissement scolaire, on veillera bien sûr à en informer le curé de la paroisse du lieu, voire à l’inviter à la célébration.

    EN QUOI CONSISTE LA PREPARATION POUR LA CELEBRATION DES OBSEQUES

    La préparation de la célébration peut constituer un temps fort pour la famille, car la rencontre avec la paroisse a souvent un impact émotionnel. Lorsque l’on fait l’expérience du deuil, on éprouve un besoin d’écoute, de solidarité et d’amitié.

    On aborde les points suivants :
    - la personnalité du défunt et les circonstances de son décès,
    - le sens que l’on veut donner à la célébration en tenant compte de l’assemblée,
    - le choix des textes,
    - les intentions de prière pour la prière universelle,
    - le choix ou non de l’eucharistie
    - les chants et la musique,
    - la participation des proches
    - éventuellement un témoignage sur le défunt.
    - on peut personnaliser la célébration, par un poème ou un texte qui était cher au défunt, ou en écoutant un morceau de musique qu’il aimait.

    27 August

    QU'EST-CE QUE LE CHANT GREGORIEN?

    Le Grégorien, « chant propre de l’Église romaine » (Vatican II, Cons­titution sur la sainte Liturgie, 116), a été attribué au pape saint Gré­goire le Grand (590-604). En fait, saint Grégoire a surtout fixé le texte des prières romaines dans son Sacramentaire grégorien, de même que le formulaire des diverses pièces chantées à la messe. D’autre part, le Grégorien a certainement hérité de Rome les récitatifs du célébrant (oraisons, Préfaces) et la structure mélodique de base.

    Sa forme classique n’est cependant pas apparue avant le vIIIe siècle, qui enrichit le fonds romain de l’ornementation gallicane. Le Chant grégorien est donc le résultat de la confluence des traditions romai­nes et franques ; sa diffusion est due à l’action unificatrice de Charlemagne, servie bientôt par les premières notations manuscrites en signes neumatiques, si précieux pour l’intelligence du rythme et de l’interprétation grégorienne (Ixe-xe siècles). Les chants de la messe et même de l’office sont transmis avec une grande fidélité au cours des siècles suivants, quels que soient les types de notation. Une plus grande liberté existe pour le Kyriale.

    Des excroissances grégoriennes se développent simultanément : séquences, tropes,proses, hymnes de toutes sortes, plus ou moins liés à la musique populaire.

    A la fin du Moyen Age, on avait perdu le sens du mot latin dans la phrase musicale, le sens du rythme et de la modalité. La concurrence de la polyphonie et du contrepoint alourdissent les mélodies grégo­riennes classiques, si remarquables par leur souplesse et leur légè­reté ; le Grégorien est transformé en « plain-chant », ce chant uni (planus), grave et soutenu, qui est un chant monodique destiné à des foules : les Messes de Henry du Mont (1610-1684) en sont un exemple de qualité ; le regrettable est qu’on ait amputé les pièces classiques, pour les adapter à ces nouveaux canons.

    On sait comment l’Abbaye de Solesmes fut la cheville ouvrière de la restauration grégorienne dans la deuxième moitié du xIXe siècle, sous l’impulsion de Dom Guéranger ; cette redécouverte est partie de l’étude minutieuse des manuscrits de Chant grégorien, étude qui s’est concrétisée dans la publication de la Paléographie musicale. Le mot latin et son accentuation, le neume ou signe manuscrit mélodique et rythmique, la modalité : telles sont les clés essentielles d’une interprétation authentique du Grégorien. Les principaux livres de Chant grégorien sont l’antiphonaire et le graduel.

    QUEL EST L'AVIS DE L'EGLISE SUR LA CREMATION?

    L’Église ne refuse plus la crémation à condition que celle-ci ne soit pas envisagée par opposition et provocation à la foi catholique. Le document officiel qui gère cette situation est la « Note de Mgr Feidt » du 4 juin 1986, publié dans le Directoire canonique et pastoral pour les actes administratifs des sacrements (éd. Paroi-Service, 1984).

    La position la plus récente de l’épiscopat correspond à ce qui a été publié dans Les points de repère en pastorale des funérailles, par la Commission épiscopale de liturgie.

    L’article qui fait le point de la situation et donne le mieux les enjeux, du point de vue de l’Église catholique, est l’article de J.-C. Hugues dans Célébrer 274 (oct-nov 1997), et qu’il a développé dans La Maison-Dieu, n°213, 1998.

    La position actuelle des évêques (notamment dans le chantier en cours de révision du Rituel des funérailles) n’est pas encore totalement arrêtée. La réflexion s’oriente plutôt vers : L’Église ne refuse pas la crémation (sauf cf. point 1 ci-dessus) et situe celle-ci après les funérailles à l’Église, en même lieu que l’inhumation. L’Église porte un soin particulier à la destination des cendres. C’est pourquoi les responsables pastoraux ont le devoir d’avertir les familles qu’il y a là un enjeu important pour l’Église (ni dispersion ni conservation à domicile ; dépôt dans un lieu « mémoire »). La communauté chrétienne peut proposer une prière au lieu de crémation (cela est même conseillé pour ritualiser ce moment difficile) : il sera conçu comme la prière au cimetière (en adaptant, bien sûr), en s’appuyant sur le Rituel II.

    Lorsqu’il n’est pas possible de faire autrement (personne décédée à l’étranger ou loin du lieu de résidence…), et que la crémation a lieu avant les funérailles à l’église, la bonne solution semble être (dans la mesure du possible) : prière du dernier adieu au lieu de crémation et célébration de funérailles en l’absence de corps et sans l’urne. Si, malgré tout, dans le cas précédent, le dernier adieu n’a pu se faire avec le corps et qu’on ne peut empêcher la présence de l’urne à la célébration à l’église, alors on y fait le dernier adieu mais sans le rite d’aspersion et l’encensement qui sont réservés au corps.

    L'ENFER ET LE PURGATOIRE EXISTENT-ILS?

    On se représente souvent l’enfer comme un châtiment éternel (le feu de l’enfer) que Dieu impose aux pécheurs. Cette représentation est fausse : ce n’est pas Dieu qui nous impose un châtiment. Il ne cesse pas d’aimer tous les hommes, mais par amour, il respecte notre liberté jusqu’au bout, il nous laisse la possibilité de refuser totalement son amour. C’est une tragique possibilité. Ainsi, l’enfer consiste à être volontairement séparé de Dieu. Mais personne ne peut dire si quelqu’un se trouve dans cette situation. L’Eglise elle-même s’est toujours refusée à prendre position, même dans les cas des plus grands pécheurs ! Dieu seul connaît le cœur de chacun !

    Et le purgatoire ? Pour pouvoir rencontrer Dieu face à face, l’homme pécheur a besoin d’une purification et cette purification est éprouvante car elle opère une sortie totale de l’égoïsme, de son quant à soi, de son amour-propre. Et cela n’est pas facile ! C’est le sens qu’il faut donner au terme purgatoire quand on l’utilise. Le Purgatoire n’est pas un lieu intermédiaire entre le ciel et l’enfer (qui eux-mêmes ne sont pas des lieux !), il est un état, une attente, une ouverture définitive du cœur et de l’esprit à l’amour de Dieu.

    QU'EST-CE QUE LES VEPRES?

    Du latin vesper : « soir », issu du grec espéros : « soir ». L’office de Vêpres constitue l’Heure solennelle du soir ; il fait pendant à l’office de Laudes. A la fin de la journée, l’Église qui, depuis Lau­des, n’a cessé de rester en contact avec Dieu, grâce à l’office du Milieu du jour ou aux offices de Tierce, Sexte et None, retrouve son intimité, de façon plus prolongée.

    Elle remercie pour les mer­veilles de la création, pour l’activité qu’elle a pu mener, et se complaît dans la présence de son Seigneur, comme les apôtres le soir de Pâques (cf. Jn 20, 19), tout en attendant son retour définitif. L’office de Vêpres comprend, après l’introduction, une hymne, deux Psaumes, un Cantique du Nouveau Testament (voir Cantique), une lecture brève, un répons bref, le chant du Magnificat, et les prières d’intercession et de conclusion.

    Le sommet de Vêpres est le chant du Cantique évangélique de Marie, le Magnificat, au cours duquel il est bon, au moins à certains jours, de faire à l’autel l’offrande de l’encens en « sacrifice du soir » (cf. Ps 140, 2). Voir Lucernaire. Les Solennités et tous les dimanches commencent la veille au soir, par la célébration des premières Vêpres. Cette coutume est reprise aux Juifs, pour qui les jours allaient du soir au soir. Quelques Solennités majeures ont une messe de vigile qui doit être célébrée le soir, intégrant ou non la psalmodie de Vêpres.

    QUELLES SONT DIFFERENTES FETES DEDIEES A LA VIERGE MARIE?

    Par son parfait consentement aux œuvres de Dieu en elle et en son Fils, Marie est le modèle achevé de notre participation à la liturgie. Elle est entrée dans la Gloire depuis son Assomption, et nos célébrations nous la font rejoindre, car la liturgie de la terre parti­cipe déjà à la liturgie céleste (voir Liturgie). Les fêtes de Notre Dame, au long de l’année liturgique, sont les suivantes :

    8 décembre : Solennité de l’Immaculée Conception de Marie ;

    1er janvier : Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu ;

    11 février : Mémoire facultative de Notre Dame de Lourdes ;

    25 mars : Solennité de l’Annonciation du Seigneur à Marie ;

    31 mai : Fête de la Visitation de la Vierge Marie ;

    Samedi de la 3e semaine après la Pentecôte : Mémoire facul­tative du Cœur Immaculé de Marie ;

    16 juillet : Mémoire facultative de Notre Dame du Mont Carmel ;

    5 août : Mémoire facultative de la dédicace de la basilique Sainte-Marie Majeure à Rome ;

    15 août : Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie ;

    22 août : Mémoire de la Vierge Marie, Reine ;

    8 septembre : Fête de la Nativité de la Vierge Marie ;

    15 septembre : Mémoire de Notre Dame des Douleurs ;

    7 octobre : Mémoire de Notre Dame du Rosaire ;

    21 novembre : Mémoire de la Présentation de la Vierge Marie.

    Traditionnellement, le samedi est consacré à la Vierge Marie ; quand ce jour n’est pas occupé par une Solennité, une Fête ou une Mémoire obligatoire, on peut célébrer la Mémoire de Notre Dame. (Voir Dulie.)

    QU'EST-CE QUE L'OFFICE DIVIN?

    La liturgie des Heures ou office divin vise à sanctifier le jour et la, nuit. Le cycle quotidien est le rythme fondamental de la vie humaine : il constitue le cadre naturel de nos rencontres avec Dieu. Yahvé n’avait-il pas l’habitude, dans le paradis, de venir retrouver ses amis humains « à la brise du jour » (Gn 3, 8) ?

    Les Psaumes sont des prières du matin (Ps 5.16.56), du milieu du jour (Ps 54, 18), du soir (Ps 4.133.140) et du milieu de la nuit (Ps 62, 7 ; 118, 62). Daniel, « trois fois par jour, se mettait à genoux, priant et confessant Dieu : c’est ainsi qu’il avait toujours fait » (6, 11 ; cf. Ps 54, 18). Après l’Ascension de Jésus, les apôtres « étaient constam­ment dans le Temple à louer Dieu » (Lc 24, 53 ; Ac 2, 46), et l’on voit Pierre et Jean « monter au Temple pour la prière de la neuvième heure » (Ac 3, 1).

    Les Heures principales sont celles du matin (Laudes) et du soir (Vêpres) ; un office est prévu pour le Milieu du jour, à moins que l’on veuille célébrer les trois petites Heures traditionnelles de Tierce, Sexte et None. L’office des lectures peut être dit au moment le plus favorable. Complies achève la journée.

    Dans l’office monastique, la première Heure se situe vers la fin de la nuit (Matines ou Vigiles) : elle correspond à l’office des lectures du Bréviaire romain ; certains monastères célèbrent les Vigiles au milieu de la nuit. L’ordre des offices est donc le suivant : Vigiles (ou Matines), Laudes, Tierce, Sexte, None, Vêpres et Complies.

    La structure habituelle d’une Heure liturgique est la suivante : après le verset d’introduction vient l’hymne qui donne la tonalité de l’Heure ; puis la psalmodie, encadrée par l’antienne et constituant la substance de l’office ; la lecture de la Parole de Dieu, prolongée dans l’office des lectures, brève aux autres offices ; enfin, la prière finale : l’oraison du jour, précédée par l’intercession et le Pater à Laudes et à Vêpres. Noter que dans l’office monastique de la Règle de saint Benoît, les hymnes de Laudes, de Vêpres et de Complies se situent après la psalmodie.

    QUELS SONT LES LIVRES UTILISES LORS DES CELEBRATIONS?

    Le Missel

    Du latin missale : « relatif à la missa » (voir Messe). Le missel est le livre permettant de célébrer la messe, ou d’y participer, selon le rite de la famille liturgique à laquelle on appartient. Le missel du célébrant ne comporte pas les lectures de la messe. On ne saurait trop recommander aux fidèles l’usage des missels issus de la réforme liturgique du deuxième concile du Vatican ; « missels », au pluriel, car le missel du dimanche et le missel de la semaine sont deux livres distincts que tout catholique fervent devrait utiliser. Ces missels contiennent la plus grande partie de l’Écriture Sainte ; comme ils donnent aussi le texte des prières et des chants de l’Église, ils constituent un aliment privilégié pour la vie chrétienne. Sans pouvoir participer à la messe tous les jours, les fidèles ont la possibilité de lire et de méditer chaque jour le « menu » de l’Église universelle : chacun y trouve une nourriture objective au niveau de sa foi et se trouve guidé par l’Église, Mère des fidèles, dans les voies de la prière. On est seul devant une Bible ; avec un missel, on reçoit de l’Église le pain quotidien de la vie chrétienne, qui procure une initiation progressive à l’Écriture Sainte et à l’Oraison.

    Le lectionnaire

    Livre liturgique contenant les lectures prévues pour telles ou telles cérémonies. Pour la messe, on distingue le lectionnaire dominical et le lectionnaire de semaine ; il existe un lectionnaire des célébra­tions pour le baptême, pour le mariage, pour les défunts, etc. Le Livre des jours est le lectionnaire de l’office des lectures.

    L’évangéliaire

    Livre des évangiles, utilisé pour la proclamation ou le chant de l’évangile à la messe.

    Les rituels

    Du latin rituales (libri) : « (livres) rituels ». Un rituel est un livre liturgique contenant les rites de telle ou telle célébration. La plupart des sacrements et des principaux sacramentaux ont, depuis le deuxième concile du Vatican, un rituel rénové. Le Rituel romain, recueil de la plupart des rites qu’un prêtre peut être amené à célé­brer, doit aussi être mis à jour. Le Pontifical a déjà ses nouveaux rituels.

    QU'EST-CE QU'UN AUTEL?

    Le mot latin altare, qui signifie « autel », vient de la racine altus, qui veut dire « élevé ». Originellement, l’autel est le haut-lieu servant de point de jonction entre Dieu et le monde. Les montagnes et les collines sont, pour cette raison, les lieux privilégiés où l’on construit des édifices sacrés ; Dieu y descend et l’homme y monte : « Touche les montagnes et qu’elles fument » (Ps 143, 5).

    Quelque-fois aussi, une pierre tombée du ciel — un météorite ou un aérolithe — est au principe d’un culte local (c’est le cas de La Mecque). Bien que l’autel puisse encore désigner l’ensemble d’un lieu de culte — les Orientaux en ont gardé la coutume —, il en est venu à signifier son centre : la table où l’on offre à Dieu sa nourriture. Placer des aliments sur cette table de pierre revient à les mettre entre les mains de Dieu ; les faire fumer, c’est les diriger vers le ciel, pour que Dieu en respire l’agréable odeur (cf. Gn 8, 21). Table où les offrandes « passent » dans le domaine du sacré divin, l’autel participe à la sainteté de Dieu ; c’est pourquoi il n’est pas accessible à tous : les prêtres seuls, habituellement, peuvent s’en approcher (cf. Ex 29) avec des gestes de vénération, comme le baiser pratiqué dans la liturgie de la messe.

    Table de l’holocauste, où la victime part toute en fumée vers Dieu, l’autel est aussi la table où Dieu et la communauté des fidèles se partagent les aliments, en signe de communion. La nourriture venue de Dieu lui est restituée, et la part qui revient à l’homme est pleine- ment reconnue comme sacrée (voir Repas). Dieu et l’homme communient à la même vie : ils sont convives. Lors de la conclusion de l’Alliance au Sinaï, une partie du sang des victimes sacrifiées est versée sur l’autel, qui représente Yahvé, et l’autre partie sur le Peuple. Grâce au sacrifice, Dieu et l’homme deviennent consanguins (cf. Ex 24). Dans la nouvelle Alliance, le Christ est à la fois l’autel, comme Dieu, la victime et le prêtre, en tant qu’homme : « Quand il livre son corps sur la croix, chante la cinquième Préface pascale, tous les sacrifices de l’ancienne Alliance parviennent à leur achèvement ; et quand il s’offre pour notre salut, il est à lui seul l’autel, le prêtre et la victime. »

    Lors de la consécration de l’autel, l’onction avec le saint chrême des cinq croix (une au centre et les autres aux quatre coins), et de toute la surface de la table, fait de cette pierre le symbole du Christ, que le Père a oint de l’Esprit Saint. L’encens que l’on fait fumer sur l’autel symbolise le sacrifice du Christ, qui s’est offert à son Père en odeur de suavité (Ep 5, 2), et aussi les prières des fidèles, inspirées par le Saint-Esprit. Les nappes posées sur l’autel manifestent qu’il est la table du repas eucharistique, où Dieu et l’homme communient, non plus dans le sang de victimes

    animales, mais dans le sang du Verbe incarné, mort et ressuscité.

    L’éclat des cierges qui entourent l’autel évoque le Christ « lumière des nations » (Lc 2, 32). Sous la table d’autel, on place, dans le sépulcre qui leur est préparé, les reliques des saints : c’est manifester l’unité du sacrifice de la Tête et de celui des membres du Corps mystique. Dans nos églises, l’autel, où se renouvelle l’unique sacrifice de la nouvelle Alliance, est le centre de convergence de tout l’édifice. Pour mieux manifester sa dignité intrinsèque, on recommande de ne pas y laisser à demeure la réserve eucharistique. En dehors même des attitudes d’adoration dues au Saint-Sacrement (génuflexion), l’autel, plus même que la croix, a droit aux gestes de vénération des fidèles (inclination).

    Le baiser de l’autel par le prêtre, au cours de la messe, est une marque de vénération et de communion. L’autel, le prêtre et l’Eucharistie sont, à différents niveaux complémentaires, les symboles du Christ. On ne consacre un autel que s’il est fixe. Un autel mobile est béni par l’évêque ou par le prêtre responsable de l’église où il se trouve ; on n’y dépose pas de reliques des saints.

    QU'EST-CE QU'UN PSAUME?

    Le mot grec psalmos (du verbe psalléin) exprime l’action de toucher une corde pour la faire vibrer ; il évoque d’abord le jeu d’un instru­ment à cordes, puis l’air joué, enfin le texte chanté avec accompa­gnement instrumental. David apparaît dans l’Écriture comme un bon joueur de cithare (1 S 16, 16-23), capable de composer de véritables poésies (2 S 1, 17-27), apte donc à devenir l’initiateur de ces poèmes religieux chantés et accompagnés que sont les Psau­mes (cf. 1 Ch 16, 4-36).

    Le livre des cent-cinquante Psaumes lui est attribué, bien que la moitié d’entre eux seulement portent son nom dans leur titre ; en fait, il s’agit plus d’un hommage à un artiste religieux génial que d’un label d’authenticité. Pourquoi ces cent-cinquante Psaumes, composés en Israël entre le Xe et le Ve siècle avant notre ère, restent-ils les prières et les « louan­ges » par excellence ? C’est que tout l’humain vibre en ces chants qui lancent vers Dieu l’adoration, la complaisance et la paix, mais aussi la haine qu’ils exorcisent, l’angoisse et la peur, l’accablement et l’espoir, le désir et l’attente dans la confiance retrouvée.

    Tous les psalmistes ne répètent-ils pas sur tous les tons la recommanda­tion de l’un d’entre eux : « Décharge sur Yahvé ton fardeau et lui te subviendra ; il ne peut laisser à jamais chanceler le juste » (Ps 54, 23) ?

    Rien de ce qui est humain n’est étranger à Dieu ; l’Homme-Dieu, Jésus, a repris pour son compte et pour le nôtre tous ces accents sortis d’un cœur brisé (Ps 50, 19), et l’Église, à sa suite, ne cesse de les faire siens. La psalmodie, ou chant des Psaumes, constitue la substance même de la liturgie des Heures qui, toutes les quatre semaines, chante à nouveau le Psautier dans sa quasi intégralité (les ordres contemplatifs le reprennent dans l’espace d’une seule ou de deux semaines).

    Les chants de la messe sont empruntés aux Psaumes dans leur très grande majorité (voir Graduel) ; entre les deux premières lectures, un Psaume est prévu (entre la première lecture et l’évangile, en semaine). La célébration des sacrements et des sacramentaux fait presque toujours intervenir un Psaume ou quelques versets psalmiques, tant il est vrai que l’Église a besoin de ces chants qui la font marcher vers la rencontre avec Dieu et qui lui donnent cœur dans la lutte contre les forces du mal.

    EN CAS DE DECES QUELLES SONT LES DEMARCHES A FAIRE?

    La famille s’adresse aux Pompes Funèbres, puis au Curé de la Paroisse pour décider du jour et de l’heure des obsèques. Il faut se munir du carnet de baptême du défunt. Le Curé  accueille la famille et prépare avec elle la célébration. Il faut demander la messe et ne pas oublier de verser l'intention de messe. D'autres messes peuvent être aussi dites pour le défunt. Un trentain grégorien, par exemple équivaut à 30 messes dites pour le défunt.

    Voir l'Annuaire de l'Eglise Catholique de Côte d'Ivoire(Disponible à la Procure des Missions au prix de  5000F CFA)

    COMMENT PRIER POUR LES DEFUNTS?

    Notre prière peut aider nos défunts dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu’on appelle "la communion des saints". La communion des saints, c’est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts. C’est cela que nous exprimons quand nous portons des fleurs sur les tombes le jour de la Toussaint. La prière pour les défunts existait déjà dans l’Ancien Testament comme en témoigne le sacrifice expiatoire que Judas Macchabée fit faire pour les morts qui avaient péchés. (2 Mac 12/46) Bien que la messe soit célébrée pour tous, il est possible d’offrir des messes à l’intention des défunts. C’est bien souvent l’occasion donnée à une famille de se rassembler pour faire mémoire de ceux qui nous ont quittés.

    QUEL EST LE SENS DES OBSEQUES CHRETIENNES?

    Une cérémonie religieuse pour les obsèques. A travers cette célébration des funérailles, les chrétiens veulent accueillir dans la foi et l’espérance l’événement de la mort et du deuil qu’elle entraîne. Les obsèques religieuses sont parfois demandées par des personnes qui reconnaissent leur distance par rapport à la foi, mais qui ont gardé une certaine relation avec la religion, soucieuses de bien faire ou de respecter la volonté de leur défunt. "Passer par l’église" n’est pas seulement un acte social traditionnel, c’est aussi l’attente d’une parole de compassion, d’espérance, de paix, de vie… Actuellement en France, pour 80 % des décès il y a des obsèques religieuses

    Qu’apporte la cérémonie chrétienne des funérailles ? Elle a pour but de rendre honneur au défunt et de prier pour lui. Elle exprime la dignité de l’homme au moment de sa mort et l’amour du Christ présent même dans les moments les plus difficiles de notre vie. Elle est l’occasion du rassemblement de la famille et des amis du défunt, parfois de retrouvailles et même de réconciliation.. Elle aide les uns et les autres à commencer le deuil avec un regard d’espérance.

    QUEL EST LE SENS DES DIFFERENTS RITES LORS DES OBSEQUES?

    Le cierge pascal allumé symbolise la présence dans le monde de Jésus Christ Ressuscité.

    Le rite de la lumière : Le geste de prendre la flamme du cierge pascal pour allumer les cierges qui entourent le cercueil signifie que la lumière du Christ ressuscité est la source de notre espérance.

    Le rite de la croix rappelle que Jésus nous a aimés jusqu’au bout, jusque dans sa mort sur la croix.

    L’encensement est un signe de respect pour le défunt et symbolise notre prière qui monte vers Dieu.

    L’aspersion avec l’eau bénite rappelle l’eau du baptême.

    Gestes et signes d’amitié "Les fleurs" sont signes de sympathie, d’amitié, de solidarité. Elles sont aussi signe d’une vie sans cesse renouvelée qui continue par delà la mort. D’où l’importance de fleurs « fraîches ». "Des objets familiers" peuvent être significatifs de ce qui avait valeur aux yeux du défunt "Le geste du dernier adieu" est un signe d’affection ou d’amitié que l’on peut faire par exemple en posant la main sur le cercueil.

    PEUT-ON SE FAIRE INCINERER ET AVOIR UNE CELEBRATION A L'EGLISE

    Après avoir pendant des siècles considéré l’incinération (ou crémation) comme un défi à la foi chrétienne, l’Église catholique l’a autorisée à partir de 1963 à condition qu’elle ne manifeste pas un refus de la foi en la résurrection des corps.

    Il est souhaitable que la cérémonie à l’église ait lieu avant le transfert au crématorium. C’est autour du corps et non de l’urne funéraire que se déroule normalement la célébration. Cependant dans les cas ou ce n’est pas possible, elle peut être faite en présence de l’urne avec l’accord de l’évêque. Il est souhaitable aussi que les cendres ne soient pas dispersées, pour qu’il y ait un lieu de souvenir et de recueillement.

    Néanmoins, L’Eglise marque sa préférence pour l’enterrement au cimetière, à l’exemple du Seigneur Jésus.